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Saint-Dionisy
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HISTOIRE

Saint-Dionisy est situé en Vaunage (Val de Nages), petite région du département du Gard à l'ouest de Nîmes. Il s'agit d'une dépression arrosée par la rivière le Rhony, qui s'étend entre Nîmes et Sommières, bordée au nord et au sud par des collines modestes qui ont accueilli les premières populations de la région. Les habitants construisaient alors ce qu'on appelle un oppidum (place forte) pour assurer leur sécurité. L'un d'eux, La Roque de Viou, est resté longtemps un lieu de vigie et de défense, situé au dessus de Saint-Dionisy à une altitude de 187 m. Dès son origine, le village construit sur cet oppidum s'est vraisemblablement appelé Veo, ou Veia, ou Viou. Pendant la colonisation romaine, les habitants en sont descendus pour bâtir leurs maisons dans la plaine, aux abords de la fontaine, puis autour de l'église. C'est dans une bulle du pape Adrien IV concernant l'église de Nîmes (10 décembre 1156), que l'énumération des possessions foncières en Vaunage de l'évêque Aldebert et du chapitre de sa cathédrale, mentionne pour la première fois une "ecclesia de Saint Dionysio". Nous apprenons ainsi que l'église du village était sous le patronage de Saint Denys et que le village portait le nom de son saint patron, Saint-Dionisy. Nous savons aussi qu'en 1305, le roi Philippe IV le Bel donna à son ministre, Guillaume de Nogaret, les rentes des villages de la Vaunage, parmi lesquels Saint-Dionisy. Il s'agissait plutôt d'un hameau, puisqu'en 1384 il ne comptait que 4 feux. En 1644, Saint Dionisy dépendait du marquisat de Calvisson, et cet état de fait dura jusqu'à la révolution. C'est alors que fut créé le département du Gard, divisé en huit districts, dont celui de Sommières auquel Saint-Dionisy fut rattaché. En 1791, le village comptait 60 feux, soit un peu moins de 200 habitants.


  Le prieuré et
La première église de Saint Denys en Vaunage fut construite au Xe siècle et plusieurs fois reconstruite et agrandie au XIIe siècle (jusqu'à présenter une voute en anse de panier dans l'abside, formule architecturale rare et inusitée à l'époque). C'était la chapelle d'un prieuré qui dépendait de Nîmes. On connaît les noms des prieurs de la fin du XVIe siècle jusqu'à la révolution qui mit fin au culte. Aux XIVe et XVe siècles, le pays connaît de nombreuses disettes et des troubles qui déciment la population.

  La Réforme
Au XVI
e siècle, la Réforme se répand dans toute la Province. D'abord clandestine, elle s'affirme bientôt au grand jour; il s'ensuit alors une sorte de guerre civile entre catholiques et protestants. Cette guerre de religion se double de violentes tensions politiques et sociales opposant le pouvoir royal et la Province. Malgré une série d'édits de pacification, dont l'Édit de Nantes de 1598, les hostilités continuèrent dans toute la Province. Saint-Dionisy, éloigné des centres urbains principaux n'a probablement pas eu beaucoup à en souffrir; on sait que jusqu'à la révocation de l'Édit de Nantes (en l'an 1685 où le temple fut détruit), il y eut conjointement un temple et une église, un pasteur et un curé, dans le village. Mais lorsque la liberté fut rendue au culte religieux après la révolution, le culte protestant était transféré dans l'église, ce qui permet de penser que le village était alors presque totalement protestant. Lorsqu'en 1828 le déplacement du cimetière fut décidé, on constate qu'il fut divisé en deux parties : 100 m² pour les catholiques et 500 m² pour les protestants. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes.

L'Évolution du siècle dernier
Le XIXe siècle voit le village se développer : en 1821 est construit un moulin à vent (quartier du Moulin de Laure), en 1823 la fontaine est aménagée, en 1835 apparaît le lavoir (aujourd'hui atelier municipal), en 1873 la tour de l'horloge et son campanile, enfin l'école est édifiée en en 1876 à l'emplacement de la mairie actuelle.

L'occupation des sols démontre quelles étaient les ressources du village. Au XIXe siècle, la vigne occupait une superficie dix fois supérieure à celle des oliviers, et deux fois et demi plus importante que celle des pâtures. Le vin était donc la principale activité économique, comme dans la région de Nîmes dont les côtes étaient très cultivées. Des caves coopératives se créaient dans chaque village, les propriétés les plus importantes disposant de leurs chaix et cuves à vin. Leur vin était exporté dans toute la France grâce aux lignes de chemin de fer, celle qui desservait la Vaunage entre Nîmes et Le Vigan étant lancée en 1868. Progressivement, les oliviers sont arrachés, l'élevage est abandonné, laissant la place à la monoculture de la vigne qui absorbe toute l'activité de la région.

Le développement du village
Le XXe siècle apporte de nouvelles transformations : la population augmente rapidement. On comptait deux centaines d'habitants jusque dans les années 1980. La culture de la vigne reste importante mais se trouve concurrencée par la diversification des activités, les bassins d'emploi voisins et la raréfaction des viticulteurs. Les communications routières remplacent le chemin de fer dont le trafic est arrêté en 1987, la convivialité a supplanté heureusement les guerres de religion.

En 1950, la municipalité fait construire une nouvelle école sur les plans de l'architecte Mazet, de Béziers. Sa conception originale et novatrice en fit un modèle reconnu sur les plans pédagogique et architectural. 
Pour soutenir la vie associative du village, des courts de tennis ont été aménagés, un terrain de football réalisé
en 1988, une salle polyvalente construite en 1993. Le village connaît depuis une forte expansion démographique, bercée par l'horloge du village qui continue à rythmer le passage des heures pour les anciens habitants comme pour les nouveaux arrivants.

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